Le reportage le plus nul du monde

Je l'ai entendu ce matin sur France Inter. À une heure de grande écoute, en plus, au journal de 7h30. Un jeune homme racontait comment il allait changer l'heure ce dimanche chez lui. Qu'il lui fallait s'occuper de sa montre, de son radio-réveil, faire attention aux boutons de réglage, qu'il allait lui falloir sortir le manuel de son magnétoscope, qu'il ne fallait pas, ha oui, oublier l'horloge de la voiture...
Je crois que même un enfant de CM2 aurait eu honte de faire ça.

Clark à RTL

Pascale Clark, une de mes anciennes journalistes favorites de France Inter qui se barre sur RTL. Entre les Grosses têtes, les horoscopes et les pubs pour But. Bonjour la vulgarité. J'espère qu'elle est bien payée.

Mandrake et le Yeti

Ça y est, j'ai participé au test d'ergonomie, chez Mandrakesoft, dont je parlais le 12 août. Sympa. L'occasion de dire un peu ce qui va et ce qui va pas dans Mandrakelinux, et de visiter leur locaux, en plein Sentier. L'impression de participer aux logiciels libres, aussi. Par contre, pas de cadeau de remerciement, pas même un tapis de souris, rien ! C'est ça le dévouement.
Il me faut aussi revenir sur Yeti, dont je parlais hier : la chronique sur l'imagerie publicitaire et les femmes, même si on s'interroge sur sa présence dans le magazine, est quand même excellente.
Sinon, les nouvelles de l'Est sont encourageantes, et l'horizon semble s'y éclaircir. Je me comprends.

Retour vers le futur

Acheté ce WE un nouveau magazine de BD : Yeti, 3,90 €. Un revenant, celui-là, puisqu'il avait cessé de paraître au début des années 90. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils en sont restés à leur époque ! Et même, qu'ils ont réussi à franchement régresser. Tout dans ce mag' fait penser aux années 80, quand c'est pas 70. La maquette est tellement passée qu'elle me fait penser à des vieux Métal Hurlant que j'ai chez mes parents. Les bandes, histoires courtes ou strips, font vraiment pauvres, à base de délires ou d'histoire loufoques, bien psychédéliques, avec des auteurs sur le retour. On s'attend presque à tomber sur Pravda la Surviveuse ou Barbarella. À tel point que j'ai vérifié à plusieurs reprises la date de publication, croyant avoir acheté une occasion. Et que dire des textes... Des chroniques sur tout et sur rien, qui là encore rappellent les tout vieux magazines, où les gratteux se laissaient aller. À l'époque, c'était parfois inspiré. Là, c'est totalement hors de propos. Il y en a un, par exemple, qui parle pendant une page du vocabulaire, et de l'expression "au jour d'aujourd'hui". C'est un pléonasme qu'on m'avait déjà fait relever au moins en 1983, mais là, on en a de nouveau droit à un paragraphe. Avec des fautes d'orthographe, en plus, c'est bien la peine de faire le pointilleux. On trouve aussi une nouvelle sur Holmes et Rimbaud - on se demande ce qu'elle fait là, et qui la lira, et un entretien avorté sur une copine à eux (les journalistes, pas Holmes ni Rimbaud), qui fait dans le sado-maso, et dont je ne me rappelle pas avoir vu le nom sur des albums de BD.
Décidément, entre le calamiteux Bande Dessinée Internationale, proche de l'escroquerie et Yeti, on ne peut pas dire que les nouveaux titres fassent honneur au médium, cet été. En tout cas, c'est pas eux qui feront de l'ombre à Bang, ou au Collectionneur de BD.

Lecture du dernier BoDoï

Je viens de lire le dernier BoDoï, un des meilleurs mensuels sur la BD - je les ai tous depuis le n°1. Un peu déçu par cette livraison. Il manque un dossier central, c'est dommage. Et je trouve dommage aussi cette tendance à ne plus faire que des entretiens ou presque. Globalement, toute la presse BD se repose un peu trop sur les entretiens. Je trouve que c'est un genre un peu facile, journalistiquement parlant, qui se fait au détriment des articles de fond, des analyses, des reportages, etc. Ça me rappelle l'"Année de la Bande Dessinée 2004", (éd. par Soleil), qui m'avait déçu, car fait quasi-uniquement d'interviews.
Sinon, les BD de ce dernier BoDoï sont bien, notamment IAN, et le Serpent sous la glace, dont le suspens va en s'épaississant, même si le dessin est atroce - maladroit, mou, débutant, sans âme ; je sais pas, j'ai l'impression que c'est la mode d'aller chercher des dessinateurs des pays de l'Est, qui travaillent pour pas cher... Je crois qu'ils ont des agents littéraires très actifs et avec des bons contacts, comme ce Ervin Rustemagic, dont l'histoire est retracée dans l'album Fax de Sarajevo. Pour revenir à BoDoï, la prépublication de Kookamachin de Crisse est enfin terminée, heureusement, j'y comprenais rien et je trouve le dessin démago. Enfin, les critiques d'albums sont toujours aussi intéressantes, variées et donnent vraiment envie d'acheter.