Clark à RTL
Pascale Clark, une de mes anciennes journalistes favorites de France Inter qui se barre sur RTL. Entre les Grosses têtes, les horoscopes et les pubs pour But. Bonjour la vulgarité. J'espère qu'elle est bien payée.
Pascale Clark, une de mes anciennes journalistes favorites de France Inter qui se barre sur RTL. Entre les Grosses têtes, les horoscopes et les pubs pour But. Bonjour la vulgarité. J'espère qu'elle est bien payée.
Condamnation unanime, ce WE, par les associations musulmanes de France, des enlèvements/chantages des journalistes français en Irak. Sur France-Inter, à la sortie de je ne sais plus quelle mosquée francilienne, on entendait des croyants affirmer pieusement qu'aucune religion ne saurait tolérer la violence, l'Islam moins que quiconque. Hahaha... Et le Jihad, c'est pour faire beau ? C'est amusant, quand même, de voir qu'à chaque fois qu'une religion fait quelque chose de criticable, il se trouve toujours des bonnes âmes pour dire que la vraie religion, c'est pas ça. Un peu facile, je trouve, ce déni systématique de responsabilité.
Quant aux jeunes musulmanes qui veulent venir dans les écoles avec des signes religieux infâmants, c'est pas parce que ce sont des jeunes filles, issues de milieux défavorisés et en difficultés, que leur actes me sont plus sympatiques. Ce WE, j'ai terminé la lecture de la BD Persépolis, de Marjane Satrapi. On y ré-apprend que dans certaines régions du monde, certaines femmes meurent pour ne pas avoir à porter le voile. La religion, qu'elle vienne d'une lycéenne exclue et combative ou d'un curé cultivé et patelin, c'est même service pour tout le monde : chez soi.
Je repensais à mon médecin d'hier. Ça me travaille, cette histoire. Et puisque les médecins veulent à tout prix casser la Sécu, et s'affranchir complètement des carcans étatiques pour basculer dans un libéralisme total, puisqu'ils traitent les amoureux d'une protection collective et solidaire d'archaïques, alors pourquoi ne pas prendre les devants ?
On pourrait donc d'ores et déjà les considérer comme des produits de consommation, les noter, faire des classements, et des évaluations, les conseiller et les déconseiller, non ? Après tout, le libéralisme ferme des usines, il pourrait aussi fermer des cabinets. Par exemple mon ophtalmo de la rue de Rivoli a un excellent rapport qualité/prix, alors que mon pneumo d'hier serait plutôt à éviter. De même que le généraliste que j'ai vu en dernier n'est pas très intéressant non plus. Il faudrait que les revues comme 60 millions de consommateurs se penchent sur la faisabilité du truc. Ou alors pourquoi pas sortir une sorte de Guide Michelin des médecins ? Comme ça, on pourrait carrément balancer les noms !
Bon, maintenant, on pourra toujours m'objecter que j'avais qu'à demander le prix avant d'y aller... OK, mais c'est pas du tout dans les habitudes des rapports médecins/patients, ça. Mais bon, puisqu'il faudra les considérer comme des produits, la prochaine fois, la première question que je poserai avant de prendre rendez-vous sera "Bonjour, c'est combien ?"
Ce matin, visite chez le pneumologue, à Boulogne-Billancourt, pour mon asthme. Je suis très beau mais j'ai quand même des défauts, voyez-vous. Bon, Boulogne-Billancourt, c'est dans le 92, le département le plus riche de France, OK. Et ben, je crois que c'est aussi celui des médecins les plus riches.
130 euros.
Oui, vous avez bien lu, y a pas de faute de frappe. J'ai payé 130 € pour une consultation - en plus, il avait 40 minutes de retard. Bon, d'accord, j'ai soufflé dans des machines très compliquées, et il y avait des SVM dans la salle d'attente, entre Elle et Voleurs Actuels. Mais quand même. Terrible, hein ? Et j'ai fait mon chèque comme ça, sans faire un sourcillement. Moi qui trouvais que le dernier spécialiste que j'avais vu, à 50 €, se faisait pas chier. Moi qui m'étais promis de toujours faire des remarques aux commerçants. Pour 1,05 € la baguette à la boulangerie du Roi Soleil d'Antibes (cher et pas aimable du tout), je pète un petit scandale, et pour 130 € je dis rien. Mince, j'espère que son 4x4 Porsche est bien lavé, avec ça. Et bien sûr, pas demandé non plus la carte Vitale. La sécu, c'est une idée de communiste pour les pouilleux. Tant qu'elle rembourse, autant demander cher, tout en crachant dessus, bien entendu.
Ha oui, j'oubliai, le médicament prescrit : 57 €. J'espère (j'espère beaucoup, dans ce blog...) que la recherche pour le mettre au point a couté très cher.
C'est sans rire que le fabricant d'ordinateur HP a participé à une conférence d'une organisation américaine appelée Fondation pour le Progrès et la Liberté. Liberté des géants multi-milliardaires de l'industrie du cinéma et du disque, bien entendu. HP y a donc annoncé qu'il allait se lancer à corps perdu, main dans la main avec ces grands amis de la culture (Britney Spear, Jenifer, Lorie, tout ça...) pour imposer toujours plus de cadenas, de verrous, de chaînes et de surveillance sur nos produits culturels.
Le numérique et l'informatique nous apportent ce que redoutent le plus les anciennes sociétés capitalistes : l'abondance et la reproduction à l'infini par les acteurs du bout de la chaîne, c'est-à-dire nous. Il leur faut donc, coûte que coûte, recréer de la rareté et des clôtures. Ou mourir. Je préfère qu'ils meurent.
HP rejoint donc les Apple, Microsoft, Warner, Universal, et les autres dans les rangs touffus des dinosaures du siècle dernier, complètement perdus dans une économie de réseau qui les dépasse absolument, prêts à tout sacrifier, même nos libertés, pour conserver leurs privilèges. N'achetons pas leurs produits. N'achetons pas les disques et les chansons protégés. Préférons la musique libre et les systèmes ouverts.
Encore un colis que j'avais commandé par correspondance qui vient de disparaître dans les méandres de La Poste. C'est au moins la dixième fois que ça m'arrive. Je sais pas ce qui se passe dans le 92, secteurs de Suresnes et Boulogne-Billancourt, mais c'est une véritable catastrophe. La société Nomatica, qui vend du matériel photographique, a même annoncé qu'elle avait pris des mesures spécifiques. Il paraît que ça serait dû aux réductions de coûts à La Poste, qui passe de plus en plus par des prestataires extérieurs, et que certains seraient douteux, avec des intérimaires peu scrupuleux. J'ai en effet déjà vu des livraisons de la Poste faites avec des camionnettes de location... Bienvenue dans le beau pays du libéralisme et des bas coûts. En tout cas, il y a vraiment matière à enquête, pour un journaliste motivé, parce que j'ai vraiment l'impression, en discutant avec différentes personnes impliquées dans la vente par correspondance, que le phénomène est assez important, et que personne n'en parle, persuadé que c'est à chaque fois une exception.
Voilà plus d'un mois que mon inscription au dégroupage total de Neuf a été prise en compte... C'était le 20 juillet. Sans compter une manœuvre dilatoire de leur part, qui a repoussé la prise en compte de mon dossier au 6 août. Et depuis, rien, aucune nouvelle... Je trouve ça scandaleux. En attendant, toujours pas d'internet à la maison. Et comme on n'a pas de télé non plus, je me demande si on peut dire de nous que nous sommes de bons êtres humains.
Sinon, vous pouvez allez voir Le Village, c'est un film à chute, pas trop mal. Et en même temps, vous pouvez ne pas y aller, il ne s'y passe pas grand chose, ça manque un peu de ventre, et perso, j'avais déjà compris l'entourloupe n°1 dix minutes après le début - y a aussi une entourloupe n°2, subsidaire, comme dans les jeux de l'été. Faut dire que j'ai toujours en tête le 1984 d'Orwell, alors forcément ça aide. Pour l'entourloupe n°1, en tout cas. Et puis, entendre un discours de cul-bénit américain, dont on ne sait trop à quel degré le réalisateur le fait sien, pendant deux heures, en fait, ça me soûle très vite. Dès la première seconde, généralement.
Ça y est, j'ai participé au test d'ergonomie, chez Mandrakesoft, dont je parlais le 12 août. Sympa. L'occasion de dire un peu ce qui va et ce qui va pas dans Mandrakelinux, et de visiter leur locaux, en plein Sentier. L'impression de participer aux logiciels libres, aussi. Par contre, pas de cadeau de remerciement, pas même un tapis de souris, rien ! C'est ça le dévouement.
Il me faut aussi revenir sur Yeti, dont je parlais hier : la chronique sur l'imagerie publicitaire et les femmes, même si on s'interroge sur sa présence dans le magazine, est quand même excellente.
Sinon, les nouvelles de l'Est sont encourageantes, et l'horizon semble s'y éclaircir. Je me comprends.
Vu ce WE, en vrac : les films Farenheit 9/11 (indispensable), Equilibrium (pas trop mal), Et l'homme créa la femme (amusant, sans plus). Lu aussi ces BD : Persepolis (splendide), Les fils de l'Alhambra, Manhattan Beach 1957, Le maître de peinture. Beaucoup trop de trucs pour faire une note de lecture pour chacun. Mais Farenheit 9/11 et Persepolis dominent de la tête et des épaules.
Acheté ce WE un nouveau magazine de BD : Yeti, 3,90 €. Un revenant, celui-là, puisqu'il avait cessé de paraître au début des années 90. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils en sont restés à leur époque ! Et même, qu'ils ont réussi à franchement régresser. Tout dans ce mag' fait penser aux années 80, quand c'est pas 70. La maquette est tellement passée qu'elle me fait penser à des vieux Métal Hurlant que j'ai chez mes parents. Les bandes, histoires courtes ou strips, font vraiment pauvres, à base de délires ou d'histoire loufoques, bien psychédéliques, avec des auteurs sur le retour. On s'attend presque à tomber sur Pravda la Surviveuse ou Barbarella. À tel point que j'ai vérifié à plusieurs reprises la date de publication, croyant avoir acheté une occasion. Et que dire des textes... Des chroniques sur tout et sur rien, qui là encore rappellent les tout vieux magazines, où les gratteux se laissaient aller. À l'époque, c'était parfois inspiré. Là, c'est totalement hors de propos. Il y en a un, par exemple, qui parle pendant une page du vocabulaire, et de l'expression "au jour d'aujourd'hui". C'est un pléonasme qu'on m'avait déjà fait relever au moins en 1983, mais là, on en a de nouveau droit à un paragraphe. Avec des fautes d'orthographe, en plus, c'est bien la peine de faire le pointilleux. On trouve aussi une nouvelle sur Holmes et Rimbaud - on se demande ce qu'elle fait là, et qui la lira, et un entretien avorté sur une copine à eux (les journalistes, pas Holmes ni Rimbaud), qui fait dans le sado-maso, et dont je ne me rappelle pas avoir vu le nom sur des albums de BD.
Décidément, entre le calamiteux Bande Dessinée Internationale, proche de l'escroquerie et Yeti, on ne peut pas dire que les nouveaux titres fassent honneur au médium, cet été. En tout cas, c'est pas eux qui feront de l'ombre à Bang, ou au Collectionneur de BD.